L’épuisement guette les parents que nous sommes quand notre balance parentale penche du côté des stresseurs et que nous n’avons pas assez de ressources pour les contrebalancer. C’est ce qui se passe en confinement. Heureusement des solutions existent. Découvrez trois clés dans cet article.

 

De la joie et du stress

Nous le savons : être parent apporte des joies et…du stress. Car oui, le stress fait partie intégrante de la vie de parent. Quand la balance penche trop longtemps du côté des stresseurs, la parentalité devient difficile et peut mener à l’épuisement parental, voire au burnout. Or, contrairement à un burnout professionnel, on ne peut pas « démissionner » de son rôle de parent !

Il y a donc bel et bien deux plateaux à notre balance parentale. Et, le plateau des stresseurs est malheureusement souvent sous-estimé. Notre entourage, les médias, la pression sociale, les réseaux sociaux nous murmurent : « Etre parent, ce n’est que du bonheur ! ». A cette pression extérieure au foyer s’ajoutent le stress et les préoccupations du quotidien liés au simple fait d’être un parent…

Que se passe-t-il en confinement?

Les stresseurs augmentent : nous avons plusieurs casquettes à gérer dans le même espace et parfois dans le même temps ! Et quand tout le monde est à la maison 24h/24, l’ordre et la propreté de notre habitation ne font pas long feu ! Tout cela avec la promiscuité qui peut générer plus de conflits dans la fratrie ou dans le couple.

Les ressources quant à elles diminuent. Notamment, nous n’avons plus la possibilité de faire appel aux grands-parents. Les enfants n’ont plus (ou plus autant) accès aux activités extrascolaires qui apportaient défoulement et structure. Nous-mêmes n’avons plus accès à nos propres loisirs qui nous offraient des « moments à soi ».

Que faire alors ? Comment garder ou retrouver l’équilibre malgré tout ?

Je vous livre ici trois clés pour vous y aider :

🎯 # 1. Mettre de la structure dans  la journée de vos enfants (en tous cas s’ils ont moins de 12 ans)

Les enfants de moins de 12 ans n’ont pas l’habitude de gérer leur temps par eux-mêmes. Il est donc nécessaire de le faire pour et avec eux. La structuration du temps crée des repères dans la journée de l’enfant, ce qui le sécurise. Et lorsque le planning a été décidé en impliquant un maximum l’enfant, vous pouvez à tout moment y faire référence et le féliciter ou l’encourager à le suivre de plus près. Il est possible que ça ne fonctionne pas du premier coup. L’enfant apprend par cette approche à résoudre des problèmes, à prendre des décisions et à se tenir à ses engagements.

Notez bien qu’avec les enfants de moins de 12ans, il est inutile de prévoir plus de 2 heures de travail scolaire quotidien. Vous pouvez prévoir 4 périodes de ½ heure par exemple pendant lesquelles vous accompagnez les plus jeunes.

Avec les enfants plus grands, impliquez les davantage dans la mise en place de leur planning et de ce qu’ils prévoient de faire quotidiennement. Vous pouvez faire un check-in en début de journée et un check-out en fin de journée. Aussi, lâchez du lest sur le temps d’écran. Il n’est pas question qu’ils passent toute leur journée devant ce dernier bien entendu, mais entre toute la journée et pas du tout, il y a un champ de possibilités acceptables pour vous et pour eux !

🎯 # 2. Choisir ses combats pendant cette période

Avoir ses enfants à la maison pourrait inciter le parent que nous sommes à être davantage dans une forme de contrôle sur toute une série de choses qu’il a moins l’opportunité de voir ou de suivre quand ses enfants sont à l’école. De manière générale et plus encore dans le contexte actuel où la balance parentale est soit en équilibre fragile soit penche du côté des stresseurs, choisir ses combats est vital pour vous comme pour eux. En effet, aucun parent ne peut tenir le coup et s’épanouir en étant tout le temps sur tous les fronts, et aucune relation de qualité ne peut s’instaurer entre un parent et ses enfants si elle est gouvernée par des réprimandes tous azimuts.

La situation que nous vivons aujourd’hui est donc une belle opportunité pour revoir ses « combats » et choisir de mettre son focus et son énergie sur 3 à maximum 5 d’entre eux, ce qui sous-entend de lâcher prise sur les autres.

🎯 # 3 . Utiliser la co-parentalité et communiquer ce qui est important pour vous

Le fait de communiquer ses besoins efficacement et de façon constructive est un levier considérable dans la réduction du stress. Mais encore faut-il pouvoir identifier ses besoins. Ceci implique d’identifier les situations critiques génératrices de stress parce que plus chroniques (pour y arriver vous pouvez utiliser un tableau hebdomadaire dans lequel vous mettez deux colonnes : « ce qui me nourrit » et « ce qui m’épuise »).

Une fois la situation critique identifiée, on peut faire une demande d’aide à son ou sa partenaire (tout en luttant contre l’illusion romantique qui consiste à croire que l’autre devine ce que l’on pense et sait ce dont on a besoin !)

Pour formuler cette demande, je vous propose une approche inspirée des principes de la Communication Non Violente® de MarshallRosenberg et de la méthode DESC (plus utilisée et plus connue dans l’environnement professionnel pour donner du feedback à un collaborateur).

L’approche que je vous propose comporte sept étapes qui sont les suivantes : 1. identifier le problème et identifier sa part de responsabilité, 2. attendre le bon moment pour adresser la demande à son partenaire, 3. décrire la situation avec des faits, 4. décrire le stress que cette situation génère en utilisant le « je » et non le « tu » qui « tue » (par ex : dans cette situation, je me sens…), 5. expliquer à l’autre pourquoi cette situation génère du stress, et exprimer son besoin (parce que j’ai besoin de…). 6. Formuler sa demande (claire et non contraignante ; c’est une demande, pas une exigence) et garder à l’esprit que l’objectif est de trouver des solutions où chacun est gagnant. 7. dernière étape (optionnelle) : exposer les conséquences positives si une solution est trouvée et les conséquences négatives si ce n’est pas le cas

En résumé !

Le confinement fait pencher notre balance de parent du côté des stresseurs.

Pour retrouver un équilibre, je vous invite à mettre en place trois clés :

🎯 Structurez la journée de vos enfants

🎯 Choisissez vos « combats » et

🎯 Utilisez la coparentalité en faisant des demandes constructives à votre partenaire.

Et, si malgré tout, vous ressentez un épuisement lié à votre rôle de parent et avez besoin d’être accompagné(e) pour (re)trouver un meilleur équilibre, n’hésitez pas à prendre contact avec moi par mail nathaliecollart@hotmail.be ou par téléphone 0476/31.79.16.

En ma qualité de coach spécialisée dans l’accompagnement parental, je pourrai vous accompagner et vous aider à identifier vos besoins et à mettre en place des solutions concrètes qui vous aideront à traverser cette période difficile tout en restant à l’équilibre.

Prenez bien soin de vous et des autres !

Nathalie Collart

Coach et facilitatrice en discipline positive pour les parents

Contact Nathalie Collart

 

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